Alerte au village

Alerte notre village se meure.

 Il se vide de sa jeunesse

Une dénatation inquiétante.

 D'après Arezki Oubessai, voir en face, il y aurait plus de 40 jeunes qui ont fui le pays, rien que pour ces derniéres années.

C'est triste, après 50 années d'indépendance l'Algérie n'arrive toujours pas à retenir ses enfants. Elle les encourage plutôt à partir. Beaucoup de ces jeunes avaient de belles situations ici, qu'ils ne pourraient jamais trouver là bas et pourtant ils ont tout plaqué.

Nous leur souhaitons, quand même, d'arriver à s’accrocher et de réussir.

 La dénatation :

Autre phénomène particulier à la Kabylie en général et à notre village en particulier !

Les gens «produisent» de moins en moins d'enfants, au point ou on n'arrive plus à remplir les classes de notre école. À terme cette école va fermer, comme avait fermé l'ancienne école laissée par les Français.

 L'école du village servait à l'origine aux quatre village des alentours: Ait Said, Ibekaren, Ait Ikene et Ibouyisfen. Avec le boum démographique des années 70/80, l’État avait construit une école pour es Ibouyisfen et une autre pour Les Ait Ikene et Ibekaren car l'école d'Ait Said ne pouvait contenir tout ce beau monde.

 Maintenant elle fonctionne avec moins de 40 élèves, encore elle reçoit les enfants d'Ibouyisfen. Elle à trois classes de 10 élèves chacune. Il y a presque autant d’élèves que de personnel. (Enseignants et agents). Plus d'une dizaine pour une trentaine d’élèves.

 Cette situation avait amené la direction de l'éducation à retirer le poste de Directeur. Et obliger l'enseignant de la langue française à donner des cours dans plusieurs écoles et assurer l'intérim de la Direction sans contre partie, ce qu'il refuse en général.

Devant cette situation les parents d’élèves avaient réagi voir ici …

 La mobilisation citoyenne avait payé. On avait désigné, ces jours-ci, un Directeur intérimaire et une enseignante à plein temps.

 Abdennour

 

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