Hadj Mohand

 

Ancien cadre de la Fédération de France du FLN, il était responsable de la Zonede Marseille.

                Un émouvant hommage lui a étérendu par ses anciens compagnons, qui n'ont pu contenir leur émotion, ils étaient très affligés par la perte de quelqu'un avec qui ils avaient partagésles moments très difficiles de la révolution.

Venus de loin (d'Alger, Blida etTipaza) ils ont tenu à l'accompagner jusqu'a sa dernière demeure, malgré leurétat de santé, très fragile, la plupartne peuvent se tenir debout très longtemps, conséquence de tout ce qu'ils avaientenduré pour la libération de l'Algérie.

Tous ont loué son patriotisme, sonsens de l'organisation, son désintéressement et surtout sonintégrité.

 

Les gens de son village ou desenvirons, quant à eux, le connaissaient comme un homme très pieux, humbleet mesuré, malgré son aura. Un homme àprincipes. Il était très estimé et respecté. Son comportement au village étaitexemplaire et sans reproche.

Il était la seule personne à rendrevisite à tous les foyers du village le jour des fêtes de l'Aid, pour lesprésentations des vœux. Il ne néglige aucune famille. D'ailleursl'Aid Tamokrantde cette année, sonabsence a été fort remarquée, tout le monde avait compris qu'un événement trèsgrave lui était arrivé pour manquer, ainsi, à son devoir sacré d'être parmi euxet tous ont compati et demandé de ses nouvelles.

Autre trait de caractère : il nepouvait jamais arriver au village, passer devant quelqu'un, fut il un enfant,sans le saluer. Il était à l'écoute de tout le monde. Il ne montrait jamais sonagacement quand les gens se confiaient à lui, vous pouvait lui débiter voshistoires, aussi futiles soient elles, pendant des heures, sans jamais vousmontrer son impatience ou son irritation. Les gens, pour une fois où ilstrouvaient une oreille attentive, en abusaient.

                Il ne peut jamais manquer un événement (maladies, décès ou fêtes) chez unproche, malgré son état de santé. Au grand dam de ses médecins (ses filles etses beaux fils) qui lui déconseillaient tout déplacement, après une intervention chirurgicale ou un traitementlourd, qui nécessitent uneimmobilisation totale et repos absolu.

                Personne ne peut le dissuaderencore moins l'en empêcher. Surtout passes enfants ou sa pauvre femme, la seule à subir son ire. Gare à celui qui luicacherait un événement incompatible avec son état. Le devoir avanttout.

 

Il avait servi la Révolution et laPatrie, honnêtement et loyalement, sans jamais avoir bénéficié d'un quelconque avantage lié à sa positiond'ancien cadre de la Révolution ou de la Sûreté Nationale, son Ex employeur. Ilen avait fait, par contre, profiter beaucoup de monde : les uns pour l'obtentiond'un passeport ou d'une autorisation de sortie, à l'époque, d'autres pour undédouanement de marchandises au port d'Alger, quelques uns pour leur ennuis avecla justice ou la police, ou enfin pour un poste de travail ou un logement. Ilétait continuellement sollicité et nerefusait jamais d'en venir en aide. Il se faisait un devoir de rendreservice.

Il ne s'était véritablement«enrichi» personnellement qu'après sa retraite de la DGSN et qu'après que sesenfants aient grandi et commencé à travailler.

 

Tu me manquera beaucoup,personnellement,aDda Lhadj, je t'aitoujours estimé et admiré, malgré nos légers différends sur les débats quiagitent notre société et qui nous opposaient parfois.

Je suis convaincu qu'une bonne placet'est réservée dans l'au-delà, tu as été très généreux, loyal, droit et surtouttu n'avais jamais snobé quelqu'un.

Adyefkrebbi sbar i warrew ik et à Nanna Hadja.Et à nous tous, aussi, car tuétait un père pour certains et grand frère pour d'autres.

Abdennour.

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REMERCIEMENTS

La familleSADAOUI,parents et alliés, très touchée parles marques de sympathie qui leur ont été témoignées lors de la disparitionprématurée de leur cher et regretté

HadjMohand Oulhadj.

Survenue le 17 janvier 2009 etinhumé au village natal, Ait Said, Daira de Bouzguène.

Remercie les citoyens du village etde sa région, ses anciens compagnons d'arme de la Fédération de France, quil'ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure. Tous ceux, venus de loin (Alger,Sétif, Tipaza et Blida) qui se sont inclinés devant sadépouille.

Les autorités, le Chef de la Sûretéde la Daira de Bouzguène.

Tous les jeunes du comitéd'organisation des funérailles qui a été à la hauteur del'événement.

 

Elle remercie particulièrement les beaux fils du défunt,pour leur disponibilité, Amine er Noureddine et leurs collègues du ServiceMédecine Interne et le personnel desSoins Intensifs et Hémodialyse du CHU Franz Fanon, de Blida, pour leurdévouement et leur assistance durant la douloureuse épreuve de ses derniersjours.

Les collègues de sa fille et le personnel médical et paramédicale duservice Pédiatrie de l'Hôpital Ben Boulaid de Blida.

Et vous prie, tous, de trouver icil'expression de leur profonde reconnaissance.

Que Dieu Tout Puissant accorde audéfunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en son vasteParadis.

A Dieu nous appartenons et à luinous retournons.

 

 

 

 

 

 

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