Histoire du village

Un peu d'histoire

 

Le Village Ait Said.

1-Situation géographique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Le village Ait Said est situé dans la Commune et Daira de Bouzguène, Wilaya de Tizi Ouzou.

     Le territoire du village  divise la  Commune en deux. De l'embouchure des deux oueds (Assif Ousardun et Assif NSahel à Azaghar jusqu'au limite de la forêt d'Akfadou.

     A Adrar il partage les terrains de pacage avec les villages d'ait Aicha et d'Ait Salah.  A Azaghar il partage les terrains principalement l'oliveraie avec les villages, Ighil Tzibwa et Bouzguène village. Il est frontalier aussi de Tazrout, Ighraiéne, Tizouyine.

     Il est situé au centre d'un groupe de villages (Ait Iken, Ibekarène et Ibouyisfen), compact, qui ne forme presque, qu'un seul, tellement ils se sont enchevêtrés entre eux.

  1. Un peu d'histoire

     Notre village est de création récente, probablement, vers le milieu du 18ème. (1750).

    Il est constitué de deux fractions (Iderma), Ait Said  et Ait Ouamara. Noms des deux frères qui l'avaient fondé.

    Ces deux frères vivaient à l'origine et en harmonie avec leurs cousins  à Ibekarène.

    Ibekarène, véritable nid d'aigle, adossé à un grand rocher, au bord d'un précipice, ce qui permettait à nos ancêtres de se défendre facilement, ils s'étaient installés là fuyant les plaines d'Azaghar, pour échapper aux incursions et  razzias des Ait Kaci de Tamda qui écumaient la région. Il faut savoir qu'à l'époque il n'existait aucune autorité centrale et les Ait Kaci régnaient en maître tout le long de la vallée. Les pauvres paysans choisissaient la montagne, les endroits inaccessibles donc faciles à défendre.   

On raconte qu'après un différend  avec leurs cousins, au sujet du vénérable Marabout du village (Sidi Tsouati). Ceux-ci lui ayant avancé de l'argent qu'il ne pouvait rembourser, ils l'avaient obligé à s'acquitter de la dette en travaillant leurs champs. Ce qui constituait un sacrilège pour l'époque. On ne pouvait ou devait faire travailler un Marabout. Ces deux frères s'étaient donc acquittés de cette dette et ont quitté leur village  pour s'installer un peu plus bas.

En remerciement, notre vénérable Mourabout, avait bénit nos filles et avait promis qu'elles allaient toutes, sans distinction, se marier. que Dieu les considère comme la figue séche de la nuit ( Ahbub gidhcela veut dire qu'on en mange sans se soucier de la qualité. et lui avait répliqué  ( une tête pour une tête). Depuis les descendants d'Ouamara quand le bon dieu « remplit » leur maison d'un garçon, offrent au tombeau du vénérable Mourabout une bélier ou un bouc. Il y'a même certaines familles de Said qui offrent  aussi à Sidi Tsouati ou  à un autre Cheikh du coté de Michelet. On ne pourra jamais dissuader nos mères ou nos grand-mères de renoncer à cette tradition. 

Sidi Tsouati veille, continuellement, sur notre village et ses enfants. Il n'y a, jusqu'à aujourd'hui, aucune femme qui n'évoque ses louanges. A chaque occasion ou événement on se rend à son tombeau pour louer sa Baraka, lui offrir des présents ou de l'argent.. 

       Après donc, la brouille avec leurs cousins, ces deux frères avaient quitté le village Ibekarène et  étaient allés s'installer dans la ferme (Lâazib) qu'ils possédaient en bas du village et qui leur servait d'étable pour leurs animaux.

    Ils avaient fondé le village actuel, à cet endroit (Laâzib). Cet endroit là  est l'emplacement actuel de la maison de Hadj Tahar Ait Lmekhtsar. Il y'avait aussi une source d'eau (Tala Lbir), qui leur permettait d'avoir de l'eau fraîche et d'abreuver leur cheptel.

     Sont venus se greffer, plus tard, les villages d'Ait Iken sur les terres des Ait Ikhlef et le village Ibouyisfen sur les terres du village Ait Said.

     Le village compte d'après Arezki Oubessai 1 500 personnes. Mais seulement un tiers réside en permanence au village, un autre tiers le rejoint en été. Le reste revient à l'occasion. Et malheureusement beaucoup de jeunes de la nouvelle génération n'y ont  jamais mis les pieds.

     Nous souhaitons, à travers ce site, faire découvrir pour certains ou redécouvrir pour d'autres, leur village.

  1. les grands travaux

     Le captage des sources de Boualem.et Tibhirine Gaghzar.

  1. Les hommes qui avaient fait la renommée du village.

 Arab Ait Ali Oussaid

Idir Ait Ougawa

Améziane Ait Mohand

Etc.....

  1. Pendant la révolution

     Le village servait de refuge, au départ au Commandant de secteur en l'occurrence Mohand Oulhadj. Son fils le rappellera à chaque occasion.

     Contrairement à ce que pense nos amis d'Iguersafen sur le site Aqliyin

  1. A l'indépendance.

      Il était tout a fait naturel qu'on fasse appel à un citoyen du village pour conduire la 1er Délégation Spéciale (Mairie de Bouzguéne), dirigée  par Sadaoui Rabah et plus tard par Sadaoui Salah.

  1. Maintenant.

La suite suivra.......

Prochainement l'histoire du village


 

 

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