Contribution

CENOTAPHE (KOUBBA) DE SIDI AISSA

 

 

Une maisonnette koubba existait autrefois au sein du cimetière d’Ahmam Taourirt appelée KOUBETS N’SIDI AISSA

Dans le temps et régulièrement durant les fêtes de l’Aid (aid el fitr et aid el adha), un rite cérémonial était organise par les jeunes filles du village

Elles allumaient des cierges et des lampes à huile pour bénir le saint sidi aissa, dont le tombeau n’existait pas à l’intérieur de la koubba

Elles chantaient des refrains religieux et donnaient des louanges et glorifications à dieu

D’après les anciens du village, cette maisonnette servait à l’enterrement des morts pendant les périodes de grandes neige Dans les cas ou il ne pouvait être creuse de tombe au sein du cimetière

Toujours d’après les dires des anciens, cette maisonnette aurait accueillie les tombes de Messaoud ait ali oussaid (le père) et une fille morte jeune de hadj hend ait ali oussaid

Cette Koubba a été détruite vers l’année 1959 durant la guerre de libération nationale

L’armée coloniale française soupçonnant les moudjahidine de se retrancher dans cet abri

A l’indépendance du pays cette Koubba n’existant plus ; et le rite habitude de la koubba N’sidi Aissa a disparu

 

 Smail


 

ABASSAN EL VIR

 

« PREMIERE FONTAINE DU VILLAGE »

 

 Jadis fierté de nos aïeux ABASSAN EL VIR est rapetassé

 ABASSAN EL VIR première et ravissante fontaine,

symbole de notre cher village, devra subir une transmutation.

Les travaux sont en cours

 Cette mutabilité nous le souhaitons gardera le charme d’en temps et son insigne expressif

 Abassan el vir, la fontaine qui purifia, toiletta et ablutionna AIT SAID

 Abassan el vir qui a aspergé, arrosé et baigné notre enfance

 Abassan el vir qui nous a ancré et mouillé au village

 Enfants quel plaisir, amusement, gaité nous ressentions à partir de nos maisons le sifflement de ses eaux

A l’entendre, elle faisait reculer Tseriel (ogre) dont on nous menaçait nous chérubins

 Devenus adolescents, adossés dans Tadjemaat, quel agrément, charme percevoir et ouïr dans le silence de la nuit le délice du bruissement chuintant de ses eaux

 Quel visiteur étranger au village ne s’arrêtant pour contempler l’abondance, la grâce donnée par dieu aux gens d’Ait Saïd de ce précieux liquide

En l’occasion, chaque hôte ne manqua jamais de complimenter et glorifier ces aïeux pour avoir doté le village d’une telle réalisation

 Oui dans le temps, nos mères, grandes mères, nous racontaient qu’avant la construction d’abassan el vir, les corvées endurées d’aller chercher seules, de jour et de nuit le précieux liquide à VOUALEM (source distante du village de prés de 5 km)

 Elles se trempaient, s’acharnaient dans cette besogne nécessiteuse à travers les chemins sinueux et escarpés de la montagne pieds nus, qu’il vente, qu’il pleut ou qu’il neige

 ABBASSAN EL VIR qui a vu tous les rites sacramentaux du village

(Circoncisions, mariages, pèlerins de retour de Hadj de la Mecque, etc)

 ABASSAN EL VIR a une longue et riche chronologie dans l’histoire d’Ait Saïd que ces quelques lignes ne peuvent suffir.

 smail

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