Mohand Oulhadj

Hadj Mohand Oulhaj Ait Ali Oussaid

 

Une pensée pour Dadda Lhadj Mohand Oulhadj.

           Deux ans, déjà, que tu nous as quitté, mais tu es toujours présent, parmi nous,

         On ne peut croiser tes enfants ou Nanna Hadja sans t'évoquer, tu avais trop marqué nos esprits pour qu'on t'oublie aussi facilement.

          Moi, personnellement, je t'admirais beaucoup, quoique nous divergions sur certains sujets, mais les discussions, avec toi, étaient toujours agréables, on y apprenait énormément de choses.

          Je me rappelle des années 70 ou je venais à Cherchell, passer quelques jours de vacances. Après une journée de travail éreintante (tu travaillais à Alger) je te bronchait sur la Révolution de 1954 et toi qui te lançait dans tes souvenirs à non plus finir, on arrivait presque toujours à discuter jusqu'à très tard dans la nuit, au grand dam de Nanna Hadja, qui voudrait que je te laissa tranquille, pour que tu puisses te reposer, car le lendemain, de très bonne heure, tu devrais reprendre la route pour ton travail.

           J'étais très à l'aise avec toi, on discutait à bâton rompu, je te tenais tête et j'appréciais que tu me considérais.

            Tu es rejoins par ton beau fils Nordine, que tu appréciais beaucoup qui, malheureusement, est parti à la fleur de l'âge, il avait, lui aussi, laissé un grand vide dans sa maison et son entourage. Il vient pour veiller sur ta santé comme il le faisait auparavant.

         Reposez en paix a Dda Lhadj.

 

Abdennour

  


Ancien cadre de la Fédération de France du FLN, il était responsable de la Zonede Marseille.

            

Un émouvant hommage lui a étérendu par ses anciens compagnons, qui n’ont pu contenir leur émotion, ils étaient très affligés par la perte de quelqu’un avec qui ils avaient partagés les moments très difficiles de la révolution.

Venus de loin (d’Alger, Sétif, Blida et Tipaza) ils ont tenu à l’accompagner jusqu’a sa dernière demeure, malgré leur état de santé,  très fragile,  la plupart ne peuvent se tenir debout très longtemps, conséquence de tout ce qu’ils avaient enduré pour la libération de l’Algérie.

Tous ont loué son patriotisme, son sens de l’organisation, son désintéressement et surtout son intégrité.

 Les gens de son village ou des environs, quant à eux, le connaissaient comme un homme très pieux, humble et mesuré, malgré son aura. Un homme à principes. Il était très estimé et respecté. Son comportement au village était exemplaire et sans reproche.

Il était la seule personne à rendre visite à tous les foyers du village le jour des fêtes de l’Aid, pour les présentations des vœux. Il ne néglige aucune famille. D’ailleurs l’Aid Tamokrantde cette année, son absence a été fort remarquée, tout le monde avait compris qu’un événement très grave lui était arrivé pour manquer, ainsi, à son devoir sacré d’être parmi eux et tous ont compati et demandé de ses nouvelles.

Autre trait de caractère : il ne pouvait jamais arriver au village,  passer devant quelqu’un, fut il un enfant, sans le saluer. Il était à l’écoute de tout le monde. Il ne montrait jamais sonagacement quand les gens se confiaient à lui, vous pouvait lui débiter vos histoires, aussi futiles soient elles, pendant des heures, sans jamais vous montrer son impatience ou son irritation.  Les gens, pour une fois où ils trouvaient une oreille attentive, en abusaient.

                Il ne peut jamais manquer un événement (maladies, décès ou fêtes) chez un proche, malgré son état de santé. Au grand dam de ses médecins (ses filles et ses beaux fils) qui lui déconseillaient tout déplacement, après une intervention chirurgicale ou un traitement lourd, qui nécessitent une immobilisation totale et repos absolu.

                Personne ne peut le dissuader encore moins l’en empêcher. Surtout pas ses enfants ou sa pauvre femme, la seule à subir son ire. Gare à celui qui lui cacherait un événement incompatible avec son état. Le devoir avant tout.

 Il avait servi la Révolution et la Patrie, honnêtement et loyalement, sans jamais avoir bénéficié d’un quelconque avantage lié à sa position d’ancien cadre de la Révolution ou de la Sûreté Nationale, son Ex employeur. Il en avait fait, par contre, profiter beaucoup de monde : les uns pour l’obtention d’un passeport ou d’une autorisation de sortie, à l’époque, d’autres pour un dédouanement de marchandises au port d’Alger, quelques uns pour leur ennuis avecla justice ou la police, ou enfin pour un poste de travail ou un logement. Il était continuellement sollicité et ne refusait jamais d’en venir en aide. Il se faisait un devoir de rendre service.

Il ne s’était véritablement«enrichi» personnellement qu’après sa retraite de la DGSN et qu’après que ses enfants aient grandi et commencé à travailler.

 Tu me manquera beaucoup, personnellement, a Dda Lhadj, je  t’aitoujours estimé et admiré, malgré nos légers différends sur les débats qui agitent notre société et qui nous opposaient parfois.

Je suis convaincu qu’une bonne place t’est réservée dans l’au-delà, tu as été très généreux,  loyal,  droit et surtout tu n’avais jamais snobé quelqu’un.

Adyefkrebbi sbar i warrew ik et à Nanna Hadja.Et à nous tous, aussi, car tuétait un père pour certains et grand frère pour d’autres.

Abdennour.

————————————————————————————————————————

 

REMERCIEMENTS

La familleSADAOUIparents et alliés, très touchée parles marques de sympathie qui leur ont été témoignées lors de la disparition prématurée de leur cher et regretté

HadjMohand Oulhadj.

Survenue le 17 janvier 2009 et inhumé au village natal,  Ait Said, Daira de Bouzguène.

Remercie les citoyens du village etde sa région, ses anciens compagnons d’arme de la Fédération de France, quil’ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure. Tous ceux,  venus de loin  (Alger,Sétif, Tipaza et Blida) qui se sont inclinés devant sa dépouille.

Les autorités, le Chef de la Sûretéde la Daira de Bouzguène.

Tous les jeunes du comité d’organisation des funérailles qui a été à la hauteur de l’événement.

 

Elle remercie particulièrement les beaux fils du défunt, pour leur disponibilité,  Amine er Noureddine et leurs collègues du Service Médecine Interne et le personnel des Soins Intensifs et Hémodialyse du CHU Franz Fanon, de Blida, pour leur dévouement et leur assistance durant la douloureuse épreuve de ses derniersjours.

Les collègues de sa fille et le personnel médical et paramédicale du service Pédiatrie de l’Hôpital Ben Boulaid de Blida.

Et vous prie, tous, de trouver ici l’expression de leur profonde reconnaissance.

Que Dieu Tout Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en son vasteParadis.

A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

 

 

44 votes. Moyenne 5.00 sur 5.