Les nouvelles du village

Renouvellement de la TEMANA du village

Les news du village. Février 2016

Au  mois de janvier, on procède, régulièrement, au renouvellement des Teman : Après Amar Ait Ali Oumeziane et Belkacem Ait Ali pour l’année 2015, c’est au tour de Mohand Arezki Ait Hend Ouamar et Hmed Ait Kaci de prendre la Temana pour 2016.

Le Tamen c’est le responsable du village, c’est le maire en quelque sorte. Jusqu’à il y a dix, quinze ans, la Kabylie a toujours vécu en marge de l’Etat Centrale. Chaque village a ses propres lois et sa propre justice. L’Etat n’est perçu qu’à travers ses quelques bienfaits comme l’école ou la route goudronnée. Tout ce qui concerne la gestion de la cité revient à l’Assemblé Générale du village. Le Taman est chargé de faire respecter les décisions de l’Assemblé Générale. En cas de rupture d’alimentation de l’eau, ou de décès de quelqu’un, il se charge de l’organisation des travaux. En cas de litige ou de conflit entre personnes, il convoque une AG…. Il est l’interlocuteur de l’administration. Il représente le village dans toutes les démarches avec la Mairie ou les autres villages.

Notre village compte deux Iderma, Adroum est constitué des plusieurs familles issues d’un même descendant. Voir sur le site du village . http://village-aitsaid.e-monsite.com/pages/genealogie/arbres-genealogiques-du-village/ .

Deux Iderma = deux responsables. Chaque Adroum en désigne chaque année, un membre d’une de ses familles à tour de rôle, pour le représenter.  

Maintenant tout à changé, l’Etat moderne ne reconnait plus l’organisation ancestrale des villages kabyles, il les a obligés à élire des Associations chacune chargée d’un segment de la vie du village.

Notre village est doté maintenant de plusieurs associations, régies pas lois sur les Associations, elles sont agrées par la Wilaya. Elles sont indépendantes, logiquement, l’une de l’autres, mais elles sont toutes placés sous l’égide de l’Assemblé générale du village. Officiellement le village se conforme aux directives de l’Etat moderne mais officieusement il continue à fonctionner comme avant.

 Associations caritatives de citoyens chargée de veiller au bien être des gens.

Un Comité du village

Une Association religieuse chargée de la construction de la mosquée.

Une Association Environnemental.

Une Association Culturelle.

Une Association Sportive.

 

Chaque Association, en ce qui la concerne, est l’interlocuteur de l’Administration, Mairie, Daira et Wilaya. Les prérogatives de la police et de la justice reviennent en théorie à l’Etat. Mais le village continue à gérer ses affaires comme avant, à titre d’exemple : Nul n’a le droit de saisir la justice en cas de conflit avec quelqu’un, sans passer d’abord par la médiation du village…


 

Rénovation du réseau d’alimentation en eau potable du village.

Après presque un quart de siècle de bons et loyaux services, le réseau du village, réalisé avec des tuyaux galvanisés est maintenant devenu vétuste, il commence à s’essouffler, il fuit de toute part. L’Etat a débloqué un budget pour sa rénovation et a confié les travaux à une entreprise privée.

L’entreprise confrontée au manque de main d’œuvre, risque de s’éterniser sur les lieux, ce qui n’arrange pas le village. Les travaux traineront en longueur et avec la période pluvieuse, le village risque de devenir un bourbier.

L’Entreprise a sollicité donc le village pour l’ouverture des fouilles, pour le passage des tuyaux, moyennant finance bien sûr, une Assemblé Générale s’était réunie et avait décidé de réaliser ces travaux par le village, non seulement pour aller vite mais surtout pour faire attention aux autres réseaux du village et prendre soin des travaux.

Il a été institué une commission de suivi des travaux, avec les Teman et les membres du Comité du village.

Il est décidé que tous les citoyens majeurs (hommes Ikhechmen Tajmaat) doivent travailler la demi-journée du vendredi. Ne sont exempt que les malades. Les retraités ne sont pas astreints aux travaux pénibles mais doivent rester à la disposition des Teman pour d’autres tâches, s’ils ont besoin d’eux. Ceux qui ne peuvent travailler ce jour là, pour une raison ou une autre, se doivent de récupérer cette demi-journée un autre jour de la semaine. Aucune dérogation n’est permise. Les gens qui habitent à Bouzguène centre ou à Louda sont aussi concernés ainsi que les non résidents au village et qui viennent en weekend au village, ils doivent eux aussi participer, sous peine d’amende.


 

Capture

Réseau d’assainissement des eaux usées

L’Etat avait débloqué un budget pour réaliser l’assainissement des aux usées du village. Il ne restait qu’un petit tronçon à raccorder et une famille s’était opposée à ce projet, alors qu’elle n’est pas du tout concernée.

Au vu des magouilles des autorités locales, entre autre le Maire et le Responsable de l’Hydraulique, qui avaient pris position pour cette famille au détriment des intérêts collectifs du village. L’Assemblée Générale du village s’était réunie et avait décidé d’envoyer une pétition aux concernés, les sommant de terminer les travaux sous peine d’actions citoyennes.

Voir la pétition signée par plus de 120 personnes du village.

Une copie avait été envoyée au Chef de Daira et au Wali.  Le lendemain une délégation avait été invitée par le chef de la Daira et il avait sommé sur le champ le Président de l’APC afin de réaliser les travaux au plus vite.

Comme quoi en Kabylie, il n y a que la mobilisation citoyenne qui paye.

La pétition:

DECLARATION SUIVIE D’UNE  PETITION

     Nous soussignes citoyens du village Ait said  commune de bouzeguene suivant la pétition ci-jointe , sommes indignes par la  position irresponsable des autorités locales principalement le premier magistrat de la commune vis-à-vis d’une banale affaire que les responsables en question  pourront régler facilement, sans faire de tapage, il s’agit de l’ opposition verbale formulée par une famille au raccordement de l’assainissement des eaux usées sur une distance d’environ 15 mètres au rejet déjà existant réalisé sur la voie publique , pénalisant ainsi beaucoup de nos citoyens de bénéficier du projet.

     Ayant épuisé toutes les voies légales en invitant Le président de l’APC et le maitre d’ouvrage sur les lieux, constatant que l’assainissement est réalisée sur la voie publique loin de plus de 500 mètres de la propriété des opposants ce dont il résultait que l’opposition est infondée ne répondant en aucune règle de droit.

    Malheureusement, nos responsables hantés d’une peur bleue, au lieu d’assumer entièrement leur responsabilité se sont rendus complices avec les contrevenants pour saboter le projet relevant de l’utilité publique.

    De ce qui précède, nous citoyens du village Ait said, donnons un ultimatum de 48 heures pour le P/APC et le Maitre d’ouvrage afin de procéder au raccordement de l’assainissement au rejet déjà existant afin d’éviter le déversement des eaux usées sur la voie publique, faute de quoi nous serons dans l’obligation  malgré nous de recourir à la voie illégale qui consiste à la fermeture de toute l’administration locale.


 

  N/B : Copie remise au P/APC

            Copie remise au chef de la daira

            Copie remise à la sureté de la daira

            Copie remise au procureur de la république

         Copie remise à Mr le wali


 

L’eau source de vie


Le projet le plus ambitieux et le plus bénéfique pour le village devient enfin réalité.

 
La conduite principale alimentant le village en eau potable est entièrement rénovée en PEHD elle est opérationnelle depuis la semaine dernière , dotée de toutes les installations techniques vannes de vidange, ventouses…etc permettant de détecter toute fuite éventuelle et d’intervenir au temps réel , d’ailleurs la nouvelle conduite est beaucoup plus reperable que l’ancienne , déviée légèrement en avale de l’ancienne conduite sur un tronçon important allant du lieu dit THAKHZANT N’PAOULOU jusqu’au stade d’ighraiene ,elle emprunte une piste réalisée sur les fonds publics évitant ainsi aux citoyens les travaux cycliques de défrichage. Profitant des travaux de rénovation de l’ancienne conduite une importante quantité d’eau a été acheminée au village via une conduite nouvelle empruntant le même itinéraire que l’ancienne mais elle desserve uniquement le village Ait said contrairement à l’ancienne partagée avec le village d’ighil , les raccordements de la nouvelle conduite ont été effectues ce jour même le 26/06/2015, ils concernent le captage de ALEMA GUEZGARENE , THADHOUNT ATH SAID , THIRSSINE ,le débit a considérablement augmenté (pourquoi pas une fete comme 1973 ?).


La gestion rationnelle de cette élément vital mettra fin définitivement à la pénurie d’eau en été , a noté cette fois ci la contribution de l’etat au projet est tres importante , contrairement aux travaux durant des annees 70 ou les citoyens avaient beaucoup souffert pour faire venir l’eau jusqu’au village , la plus part des jeunes de l'époque avaient tous travaillé soit volontairement soit moyennant un salaire de 15 DA par jour comme le prouve les archives de l’epoque.
 

  •                                                                                                                                                                                                                      Ammar Oumessaoud

 

Ayez une pensée pour les gens qui trime à Adrar pour qu’il n y ait pas de pénurie d’eau cet été au village.

En effet, un groupe de jeunes gens montent à Adrar de très bonne heures, vers 05h 30 du matin pour en revenir vers 18 h l’après midi et cela pendant ces jours de ramadhan et de canicule.

L’Etat à pris en charge la rénovation de toutes les anciennes conduites d’eau. Quelques jeunes du village aident l’entreprise chargée des travaux, en leur indiquant les endroits ou elle doit travailler. Ils profitent aussi pour nettoyer les chambres.

Notre village est l’un des rares en Kabylie à ne pas connaitre de pénurie d’eau, principalement en été. Cela grâce à quelques éléments du village qui veillent au bien  être de la communauté. A ce titre ils méritent qu’on leur rende hommage.

Situation des travaux au début juin 2015

Etat d’avancement des travaux du village :

  • La mosquée en voie de finition.
  • Le bétonnage ou le dallage de l’allée principale du cimetière.
  • La réhabilitation d’Abassin Bwada. Au départ il avait été réalisé en faïence, c’était moche, maintenant il est bien décoré en pierres.   

L’état s’est vraiment impliqué dans les villages Kabyles : Il s’occupe bien de la réalisation des captages et des conduites des eaux d’alimentation. De l’ouverture des pistes et de bien autres choses

Concours village Propre

Notre village a postulé pour le concours du village le plus propre de la Kabylie.

CONCOURS AISSAT RABAH, Village le plus propre de la Kabylie.

Notre village avait participé auparavant et été classé 16 éme. le premier prix était décerné au village Iguersafen.

Contrairement aux années précédentes où il n’y avait qu’un seul prix, cette fois ci les six premiers sont récompensés.

Il y a déjà plus de trois vendredi que le village avait commençait le nettoyage.

  • Le nettoyage des ruelles
  • Le curage des caniveaux
  • La construction d’une décharge pour faire le tri des déchets ménagers
  • Le nettoyage du pourtour du cimetière.

 Après l’appel, par le Tamen, les gens absents sans justification doivent s’acquitter d’une amende et personne n’y échappe. (L’amende est de 1000 DA).

Le Tamen avait fait la répartition des taches.  Quelques groupes sont affectés pour la préparation des dalles pour les tombes, le désherbage. Quand aux autres on leur laisse le choix de renforcer les équipes désignés.

Le travail est obligatoire mais n’est pas vraiment contraignant, on n’oblige personne à fournir  plus d’effort qu’il ne peut, mais la présence est obligatoire. Les gens malades, en voyage ou qui ont un rendez-vous sont dispensés.

Le nettoyage du pourtour du cimetière échoit comme chaque année aux femmes. Mais le vrai désherbage se fera plus tard. Les femmes se donnent à cœur joie, contrairement aux hommes, la majorité vient avec plaisir, elles se mettent en groupe suivant affinité. Quelques bonnes âmes leurs payent des sandwichs, du poulet rôti,  des gazouz, des gâteaux et beaucoup d’autres chose.

 Il y a encore beaucoup de résistance pour le travail de la femme, pour l’intérêt du village. Le paradoxe est que les hommes qui refusent qu’on fasse travailler les femmes sont justement les gens qui ont soit leur épouse, leur sœur qui travaillent ailleurs. Aller comprendre quelque chose !.

 Anecdotes :

Nous les hommes étions convoqués à 08 heures : Il faut compter ½ h pour l’appel, puis les gens rentrent chez eux pour le petit déjeuner  et se changer en tenue de travail, le travail ne commence véritablement que vers 09 h – 09 h ½.  Et se termine la plupart du temps vers 11 h.

Les femmes par contre avait commençaient le travail à 05 h du matin pour se terminer vers 13h ½. Les absentes elles aussi sont passibles d’une amende de 1 500 DA ; qui vont renforcer leur propre caisse.


 Pour les travaux à Adrar : deux équipes de jeunes étaient désignées. 

Mais le travail le plus important est celui du nettoyage des canalisations de l’eau d’Adrar, avant l’été et le Ramadhan. On doit vidanger les conduites, curer les chambres de décantation.:

 Village propreVillage propre (1.38 Mo)


 

La faune et la flore d'ADRAR

Adrar recèle une faune et une flore particulière :

Comme faune, on n’a pu rencontrer cette fois qu’un lézard. Voir en face

Quand à la flore il y’a une grande diversité : Des plantes médicinales et aromatiques :

  • Jart meriem : très apprécié encore par les vielles, il soulage et guéris les maux du ventre
  • Tizaatrine : indiquée comme tisane le soir, relaxante.
  • Zaater : on n’en a pas rencontré, mais il ne pousse qu’en montagne, plante aromatique pour plats cuisinés
  • Taselt : plante aromatique pour plats cuisinés. Elle ne pousse que sur les rochers très inaccessibles, il faut être un vrai alpiniste pour en avoir.

Toutes ces plantes et bien d’autres, ne poussent qu’en montagne. Rare sont les gens qui peuvent encore les reconnaitre et en cueillir. 

Taasast Bw Adrar

Taasast Touga Bw Adrar

Il y a une pratique agricole ancestrale que certains villages pratiquent encore. Taasast Touga Bw Adrar.

 Le début des travaux agricoles se fait dans un ordre bien établi, depuis la nuit des temps. Que ça soit la cueillette des olives ou celle des figues ainsi que le fauchage des fourrages, il est décidé par l’assemblée générale du village.

Pour que tout le monde puisse profiter de la cueillette et pour que tous puissent débuter ensemble, l’Assemblée du village se réunit et décide de la date du début des travaux. En général tous les villages commencent en même temps. Cela évite les vols et l’empiétement entre voisins.


 L’Adrar de la commune de Bouzguène, limitrophe de la forêt de l’Akfadou, limite de la Wilaya de Bougie, (lieu de pâturage des animaux domestiques) est la propriété exclusive de trois villages, Ait Aicha, Ait Said (et dans une moindre mesure Ibekaren) et Ait Ikhlef. Mais tous les villageois de la région ont le droit d’y amener leurs bêtes paître, après le fauchage des fourrages.

 Pour éviter  que les bergers ne viennent avant l’heure, saccager les récoltes, les villages s’organisent tacitement, en désignant un gardien pour surveiller les lieux. Notre village a opté cette année pour une surveillance à tour de rôle. Tous les adultes résidents sont invités à respecter cette action. Trois bonhommes sont désignés deux fois par semaine  pour cette tache. Celui qui ne peut accomplir sa mission se doit de désigner un remplaçant ou payer quelqu’un pour aller à sa place, sous peine d’amende.

D’habitude on confiait la tâche à une personne du village, moyennant finance. Cela revient trop cher pour la caisse du village (à plus de 100 000 DA parfois) d’autant plus que les parcelles à faucher sont données à titre gracieux aux gens des Ait Aicha. Il n’y a pratiquement que trois ou quatre familles du village qui ramènent leurs fourrages d’Adrar. Il n’y a, aussi plus personne du village qui mène ses bêtes paitre à Adrar. Avant les années quatre vingt chaque famille possède une ou deux chèvres ou brebis, si ce n’est un troupeau entier ( Voir….).

 

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Avis personnel :

Cette pratique pose énormément de problèmes :

  • J’ai fait mon tour de garde cette semaine avec deux autres personnes, Samir Ait Kaci et Mohamed Ait Hend Ouamar, on avait été dans la journée de 08 h à 17 heures, comme des fonctionnaires de l’Administration Algérienne. C’est le moment où véritablement les bergers rentrent leurs bêtes pour les protéger de la canicule.

 En réalité les bergers sortent leurs bêtes de très bonne heure et la soirée, la plupart laissent  là bas leurs bêtes la nuit et les récupèrent le matin de bonne heure.   

  • Beaucoup de gens rechignent à aller faire leur tour de garde. On garde les champs pour donner le fourrage à des personnes hors du village. Le deuxième problème ; c’est qu’il n’y a que trois ou quatre personnes, au village, qui y vont ramener leur fourrage. Rare les personnes qui ont des bêtes à nourrir, on  donne le droit de faucher au gens des Ait Aicha, Ait Ikéne et quelques autres.

Les nouvelles du mois de mars.

L’hiver semble se calmer ces jours-ci, 02  et 03 mars,  des journées radieuses mais apparemment tout va recommencer à partir de ce jeudi. Le froid s’est installé pour durer.

Il n’a jamais autant neigé et plu et évidemment ça a amené des éboulements et des glissements de terrains.  Et cela a  agacé les résidents du village, ça fait presque deux mois que certains n’ont pas mis le nez dehors… Les gens en ont marre.

La route du village qui mène vers l’école et le stade s’est effondrée sur plusieurs mètres. Impraticables pour le moment, malgré le rafistolage mené par la mairie.

Le stade lui-même est mal au point. Après l’éclatement de la conduite d’assainissement des eaux usées, venant d’Ibekaren qui passe à coté. Comme on ne l’avait pas réparé à temps, maintenant avec les crues de ces derniers jours, le stade va être emporté. Les gens mettent même les eaux de pluie dans les égouts, c’est plus que ne peut supporter  la conduite.

A terme c’est toute la route et tout le cimetière  du village qui risquent d’être emportés par ce glissement de terrain.

Neige du nouvel an

Vengredi 23 janvier 2015

De la neige encore et encore, aprés une accalmie de quelques heures, ça a repris de plus belle.

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Neige au village ait said 1Neige au village ait said 1 (1.78 Mo)

Mardi 30 décembre 2014

Après 24 h de chute de neige, il est tombé presque 30 cm.

Les Kabyles ont redécouvert la marche à pied. Finies pour un temps les courses autos. Une longue procession de gens en  sacs à dos descend d’Ibekaren, des Ait Iken, précédée par ceux d’Ai t Said et d’Ibouyisfen,  se dirige vers Bouzguène pour s’approvisionner. Le panorama est féerique, ça tombe bien pour les vacanciers surtout,  ceux vivants en dehors du village ça leur rappelle, pour certains, les bons moments de leur enfance. Quant aux résidents, ils redoutent les chutes de neige de 2012 ou celles de 2005. Ils ont vécu la galère. Mais la Kabylie a bien changé avec l’arrivée du gaz de ville, on n’appréhende plus le froid hivernal, comme auparavant, sauf pour quelques éleveurs de bétail.

 

Voir la vidéo

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Les news du mois de décembre 2014

Le mois de décembre est la période propice pour la cueillette des olives.

 

C'est la seule activité agricole qui reste, en Kabylie en général et au village en particulier.

     Activité qui fait l'unanimité, tout le monde s'y met, en particulier les «Algérois» . Bientôt les vacances scolaire, les gens en profitent, si la météo le permet, pour ramasser les quelques olives qui restent car l'oliveraie d'AZAGHAR et des environs a, presque complètement, brûle.

       Les femmes s'occupent de la cueillette proprement dite, les hommes et les enfants de la chasse, en piégeant les oiseaux et quelques uns à la recherche des champignons.

       Il est à remarquer que les étourneaux « Zerzour » ont déserté la Kabylie. Il n y a pratiquement plus d'oiseaux migrateurs qui passent par là, contrairement aux années 70/80 ou une course était engagée avec Zerzour , Ils sont très vorace et les retardataires ou les gens qui avaient beaucoup d'arbres ne trouvaient presque rien vers la fin de la récolte. Zerzour ont changé d'itinéraire et de régime alimentaire. Ils s'attaquent maintenant aux décharges de déchets ménagers.

  Autre nouvelle :

        La stèle des chouhada, ou était tombé au champs d'honneur Lakhdar Ait Lhadj et ses compagnons, située à Wekhlil, vient d’être réhabilitée. C'est là aussi ou avait péri il y a plus d'un demi siècle Arab Ait Ali Oussaid. Une petite pensée pour ceux qui nous ont quitté.

 

  

Les nouvelles du mois d'octobre 2014

Il y a eu ce vendredi le travail par groupe à ADRAR pour un grand nettoyage d'automne, des canalisations et boites.

Il n'a pas plu depuis pratiquement 06 mois et il n' y avait pas de neige non plus, ce qui fait que le débit des sources a considérablement baissé.

 

 TibhirineTibhirine (4.84 Mo)

Voir la suite en page suivante

Les nouvelles du mois d'aout 2014

 Le mal du siècle. Les décharges sauvages :

 La décharge d’Azaghar est saturée et cause beaucoup de désagréments aux  populations environnantes et à l’environnement. Elle était destinée à l’origine aux villages de la région à savoir Ait Hendhla (Ighil, Tazrouts, Ibouyisfen, Ibekaren, Ait Iken, Bouzguène village, Ait Said). Elle n’était utilisée surtout  que par le siège de la comme et Louda, la ville en quelque sorte. Mais beaucoup plus par toutes les Daïrat de la région.

 Sam 0067

L’Etat avait programmé de créer des décharges modernes (CET) dans certains endroits, mais les populations refusent l’implantations de décharges sur leur territoire et comme il est faible pour imposer son autorité, il laisse faire.Les villageois se prennent en charge et font régner l'ordre, role dévolu logiquement à l'Etat.

 Les villages de la régions avaient décidé de fermer cette décharge d’autant plus que chaque village procède sa propre décharge.Il reste aux autorités communales à s'occuper des déchets des habitants de la ville. Bouzguène centre et Louda.

 D’un commun accord, les villages du centre de la commune de Bouzguène ont  décidé de fermer définitivement cette décharge. Pour cela ils ont institué des tours de garde de jour comme de nuit, dans différents points .

Sam 64

 La décharge d’Azaghar est gardée à tour de rôle. Un village par jour, une fois tous les 08 jours. Quant à celle du village tous les jours.

 Les jeunes et moins jeunes de moins de 60 ans gardent celle d’Azaghar , une fois par semaine environ. Quant aux vieux et jeunes vieux de plus de 60 ans ils gardent celle du village.   

Voir suite

 


 

Les nouvelles du mois de juin

 Embellissement du village et préparation de la commémoration de la disparition de Salah Ait Lhadj.

Nettoyage et desherbage du cimetière

 

Sam 1236

 

Sam 1233

Sam 1230

Sam 1226

  Le cimetière n’a jamais été aussi propre que depuis qu’il a été pris en charge par les femmes.

 Auparavant cette tache dévolue aux hommes n’a jamais été bien exécutée. Quand il y a des travaux du village le vendredi  en général, les gens valides sont désignés pour les travaux pénibles et les adultes , les bras cassés sont désignés, juste pour les occuper, pour aller nettoyer TIMQVERT et évidemment les gens se regroupent, par affinité, ça discute un moment et chacun rentre chez lui sans que le travail ne soit fait.

 Maintenant que le travail est confié aux femmes ça devient un événement, une fête. Elles prennent à manger avec elles ( le plus souvent une âme charitable paie les casse croutes) et sont là tout en chantant à travailler toute la journée pendant au moins deux jours. Cet exemple est repris par plusieurs village.

 En attendant qu’un édit des nouveaux moralisateurs nous vous chasse de ce lieu béni, je vous salue personnellement bien bas, bravo ! les femmes.

 


 

Les news du mois de mars

On a installé des panneaux indicateurs de quartiers   

Quartiers2

Quartiers

Quartiers3

 

Poursuite  du étonnage des ruelles du village.

      Pratiquement toutes les ruelles sont bétonnées. on peut circuler librement sans se salir de boue.

Béton

Embellissement et propreté du village, on a installé des poubelles et planté des arbres un peu partout

Poubelles2

Poubelles

 

La place du village est occupée par les femmes, faute d'hommes, comme jadis, ils ont déserté la place et sont pour la plupart à

Bouzguène  

Femmes

La mosquée en voie de finition

Mosqu

Le stade  pris dans les glissements de terrains, une grand partie s'est affaissée

Stade


Les villages kabyles maintenant , n'ont plus rien à voir avec les villages d'avant, avec l'arrivée du gaz de ville et des télés satellites. Avant en restant à la place L VIR, vous pouvez rencontrer tout le monde , hommes et femmes, maintenant sauf événement heureux ou malheureux ( fête ou enterrement) vous ne verez plus personne....

Réagisser à ce qui se passe au village, dites ce que vous pensez. Que celui qui trouve son compte dans ces photos nous fasse un petit coucou pour nous encourager à vous donner les nouvelles du village à l'occassion.

Voir la suite des photos ci dessus.

Les news01les.news01.rar (13.22 Mo)  Les news02les.news02.rar (10.19 Mo)  Les news03les.news03.rar (5.81 Mo) 

 


Suite à voir  

 

 

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